Accueil

La race Vivre avec Tant Pis Pour Vous Galerie photos Liens

A des miles de l'apparente sophistication de ses cousins westies et scottish, le dandie appartient pourtant lui aussi au fameux Clan des terriers écossais. Un de plus, pourrait-on penser ! Certes, mais le dandie cultive la différence, à tous les niveaux. Une histoire bien à lui, un look on ne peut plus étrange… assurément, c'est un terrier d'exception. Mais ce qu'il a également d'exceptionnel, c'est malheureusement sa rareté. Pas facile d'en croiser un dans la rue, il est injustement méconnu.

Son Histoire

Mais c'est au roman de Walter Scott paru en 1814, Guy Mannering, que la race doit son nom actuel. L'un des personnages vit entouré de petits chiens élevés pour la chasse sous terre. Il s'appelle Dinmont, mais on le surnomme Dandie car il est toujours élégamment vêtu. On prendra l'habitude de nommer les chiens dandie dinmont. Par la suite, la race va être fixée par les éleveurs qui vont probablement utiliser des retrempes avec d'autres races de terriers. On évoque le skye, le bedlington ou encore le scottish terrier. Au milieu du XIX ème siècle, le dandie va arriver dans la haute société. Lorsque la Reine Victoria elle même s'en voit offrir un spécimen par le Prince Albert, le dandie a gagné ses lettres de noblesse. Le club de race est créé en 1875 et la race reconnue par le Kennel Club l'année suivante. Malgré tout, le dandie va toujours figurer au titre des races confidentielles, même si l'on peut en apercevoir quelques sujets dans les expositions canines qui débutent à cette époque en Angleterre. Au Etats-Unis , où les premiers sujets sont arrivés rapidement, le dandie est finalement nettement plus populaire. En France, le dandie est resté marginal. Le premier sujet va être inscrit au LOF en 1904, mais les premiers éleveurs n'apparaîssent que dans les années trente. Mais encore aujourd'hui les portées sont anecdotiques. Le dandie n'a pas encore trouvé son public sur l'hexagone !


Gravure tirée du roman Guy Mannering 

Son look

Le dandie dinmont ne ressemble en effet à aucune autre race. La tête est toute particulière, recouverte de poils soyeux formant un élégant toupet. Le crâne assez bombé donne l'impression que la tête est grande, alors qu'en fait elle est tout à fait proportionnée à la taille du chien. Il est néanmoins assez large, s'amenuisant doucement vers le museau. Les proportions idéales pour le chanfrein sont de 3/5 de la longueur du crâne. Le stop est bien marqué. Les yeux, de couleur noisette foncé, sont grands et ronds. Le regard est vif. Les oreilles sont attachées bien en arrière, assez basses. Elles sont portées pendantes le long des joues. Larges, elles s'effilent vers leur extrémité qui se prolonge par des poils plus longs formant presque une frange. La mâchoire est forte, avec un articulé en ciseaux parfaits.

Autre caractéristique peu ordinaire, la ligne de dos. Elle forme une courbure harmonieuse qui descend assez bas au niveau de l'épaule, remonte vers le milieu et redescend vers la croupe. Elle se prolonge par une queue plutôt courte -le standard précise qu'elle doit avoir une longueur comprise entre 20 et 26 cm - plus épaisse à sa base. Lorsque le chien est au repos, elle est portée gaiement, présentant la courbure d'un cimeterre. En action, l'extrémité de la queue est perpendiculaire à l'attache de queue. La voussure du dos ne supporte aucun défaut ! elle doit être ni trop prononcée, à la façon du lévrier barzoï, ni trop droite. Comme tous les chiens bassets, les membres sont courts, ce qui n'empêche pas qu'ils soient particulièrement musclés. Les membres antérieurs ne doivent pas être arqués, ce qui serait considéré comme un grave défaut.

La robe est également caractéristique. Elle est constituée d'un sous poil doux, ressemblant à de la charpie, et d'un poil de couverture plus dur, rêche au toucher. Les membres et la queue sont abondamment frangés. La couleur de la robe est poivre ou moutarde. La première peut aller du noir / bleu foncé au gris argent clair, tandis que la seconde va du brun rouge au fauve pâle. Le toupet est d'un coloris en rapport avec la robe : chez le dandie "poivre", il est blanc argenté et blanc crème chez le "moutarde". La couleur du corps descend sur les épaules et les hanches, et se fond graduellement avec la couleur des membres qui est plus claire.

voir son standard